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Ray dit Kourgarou - Écrits, pensées, essais 'poétiques', élucubrations humoristiques...
Articles récents

Un Sy soit-il

27 Décembre 2024 , Rédigé par Ray dit Kourgarou Publié dans #Humour, #Jeux de mots

- Bonjour Monsieur, votre prénom ?
- Omar.
- H.o.m.a.r.d. comme un homard ?
- Non, Omar, O.M.A.R.
- Omar, ok... Nom ?
- Sy.
- Hein ?
- Sy.
- Je vous demande votre NOM Monsieur, Votre NOM.
- Mon nom c'est Sy.
- Ah ! Pardon... Ok, Scie... comme une scie quoi.
- Non, Sy, S.Y.
- Sy ! C'est pas vrai...
- Mais si.
- Ah, Messi je connais, vous êtes footballeur aussi ?
- Mais non, acteur !
(....)
- Mais si, mais non... c'est pas facile avec vous de comprendre...
- Mais si, mais si... vous auriez pu tomber sur un écrivain qui vous aurait perturbé encore plus, mais il est mort.
- Ah bon ? Qui ?
- Simenon... 

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LE SCRIBOUILLEUR DES JOURS DE GRISAILLE

7 Août 2026

Pour un écrivaillon tel votre serviteur
Composer une histoire ou tourner poésie
Et y ranger les mots en un certain bonheur
N'est pas affaire aisée si l'on n'y est instruit.

Au début tout est lent, on griffonne, on se tâte,
On part sur une idée, sur une inspiration,
Lançant la première ligne fermement mais sans hâte
Tel un pêcheur patient taquinant le poisson.

Les premiers mots jetés et l'encre à peine sèche
Le doute nous étreint à leur agencement,
Déjà la main hésite, notre bouche s'assèche
Et le cerveau se crispe en un atermoiement
Sur l'idée de poursuivre sans regard en arrière,
Reprendre du début ou modifier partie
Des quelques premières phrases dont on était si fier
Et qu'après relecture on trouve moins choisies.

Et puis l'on s'encourage, on reprend le récit ;
Que ce soit de la prose ou en vers bien tournés
On aligne ses mots bout à bout : on écrit.
Scribouilleur dilettante ou bosseur acharné
La page s'emplit de mots et le texte s'étoffe
Au gré du temps passé à gratter le papier...
Jamais le résultat ne sera catastrophe
Si l'on y met son âme et son cœur en entier.

Plus tard on s'apprivoise, on devient plus habile,
L'hésitation s'estompe et nous vient l'assurance,
Les mots coulent de source, écrire est plus facile,
Le texte prend du gras et de la consistance.
Ce qu'on gardait pour soi et tout juste en famille
On ose le faire lire à quelques bons amis
Espérant qu'en leurs yeux petite lumière brille
Au parcours de nos mots et qu'ils en soient conquis.

Des avis bien divers seront alors émis ;
Les uns pour encenser l'auteur de ce chef-d'oeuvre
D'autres plus mesurés sur le fond et l'esprit
D'un texte intéressant mais demandant main-d'oeuvre
Pour être travaillé plus encore en sa forme
Remanié sur le fond et en son orthographe...
Remettre à l'écritoire jour à jour est la norme
Avant pour en finir d'apposer un paraphe
À l'ultime mouture de la composition
Pour que l'on puisse enfin oser la présenter
Aux yeux de fins lecteurs et à leur opinion.
Écrire n'est pas aisé mais j'aime à m'y frotter.

J'écris en dilettante et plutôt par plaisir
D'arranger quelques mots pour leur sonorité ;
Leur musique m'enchante et j'ai pour seul désir
D'amuser mon esprit à bien les aligner.
Si vous les appréciez j'en serai tout heureux.
Je vous offre ces lignes en cadeau personnel
Quelques heures de mon temps passé au gris des cieux
Car ce matin il pleut et j'attends l'arc-en-ciel.

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Quand on s’aère au port, Saint- Ex. ou moi

6 Août 2026 Publié dans #Nostalgie

Contrairement à Antoine de Saint-Exupéry qui assoiffé après un vol prenait volontiers un
verre avec ses amis pilotes à l'issue d'un atterrissage sur quelque aérodrome improbable, je ne prends jamais l’air.

Quand j’écris je ne prends jamais l’air, j’entends par là que je ne suis pas aviateur.
Je ne suis pas non plus très bon écrivain comparé à Monsieur de Saint-Exupéry, bien malheureusement.
Néanmoins et sans aucune prétention (tu parles), je me trouve quelques points communs avec lui ; j’aime écrire et lorsque je suis assoiffé j’aspire également à me détendre avec quelques amis après l’atterrissage, mais pour ma part quand j’atterrissais jadis c’était dans un port.
J'étais marin.

Pour le marin, le retour après un long temps de mer se traduit généralement par une grande virée dans la basse ville pour s’imprégner de l’ambiance du port, avec un «T», mais rarement avec un thé. Plutôt en s’imprégnant avec de la bière et pas qu’une seule, la mer et ses milliards de tonnes de flotte salée ça donne soif !

Les grands aviateurs de guerre, tel le fameux Saint-Ex, après une victoire dans le ciel faisaient de leur avion battre les ailes et ensuite sabraient le champagne en compagnie au retour de leur mission. Le marin lui aussi bat de l’aile après avoir victorieusement descendu plusieurs bolées avec ses potes, mais c’est lui qui est 'sabré'.

Saint-Ex comme on le nomme familièrement ayant raté le concours de l’École navale ne sera donc pas marin mais deviendra pilote pendant son service militaire.
Un peu comme lui donc, je devins marin après avoir raté mon bac et donc mes études.

Tous deux nous fîmes escale dans quelques contrées aux noms exotiques et fréquentâmes parfois des lieux à la population interlope.
J’y ai des souvenirs de beuveries mémorables, à ne pas se le rappeler même parfois, ce qui est un paradoxe.
En général cela se terminait pour moi au fond du port, saoul comme un cochon, donc comme un porc, et pour certains voyageurs de mer les bières cumulées menaient parfois à la bière unique et terminale quelques années plus tard, pour une dernière crise de foi(e)... Vers Dieu le Père ! 
De la mer au Père.

Pour l’aviateur comme pour le marin l’escale est souvent un moment de calme après la tempête, de ciel bleu en nuées sombres pour le premier et de vagues lourdes et amères pour le second.

Dans les deux cas c’est à l’escale que certains mauvais souvenirs parfois s’estompent et finissent au fond d’un verre.
Où cela nous mène-t-il me demanderez vous ?
Nulle part, j’avais juste envie de délirer un peu sur un sujet sans intérêt.
De l’aviateur et écrivain, le grand Prince, à moi tout petit prince des idées fumeuses et des histoires dérisoires il y a un tel pas que je suis un peu gêné d’avoir écrit ce texte.
Pourtant mon idée de départ était de m’aérer la tête et du mauvais temps passé oublier l’amer, puisque la mer de la mort m’a épargné.

Car je suis toujours bien vivant
Mais le sac à terre à présent
À raconter des galéjades
Et à débiter des salades.
Pour le marin mourir à terre
Et terminer au cimetière
Est toujours un peu dérisoire
Et contrarie sa belle histoire
Alors que pour un aviateur
Finir au ciel est un honneur
Et je n’ai toujours pas admis
Qu’en la mer Saint-Ex eût péri.
Pauvres de nous...

Kourgarou, 26 avril 2019.

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Tenir la position

6 Août 2026

L'amour se pratique en de nombreuses positions, une soixantaine au moins paraît-il d'après un ouvrage attribué à Vâtsyâyana et datant du IVe siècle, le fameux kamasutra.
L'humour aussi est affaire de position, les principales sont "plié en deux" et "plié en quatre" (pour les plus souples).
Seul l'humour noir préconise une position verticale absolument neutre, très britannique.
La position "allongé" est réservée exclusivement aux "morts de rire".

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ALEX CROW LE CORBEAU À L'ESCROC LE RENARD

5 Août 2026

Mon nom est Alex Crow portant sombre costard,
Corbeau écrivaillon à la plume incertaine
Souvent en mots sourire parfois en humour noir,
J'écris pour t'amuser et me marrer moi-même.

Si j'ouvre un peu mon bec on n'y voit point d'ivoire
Pas l'ombre d'une dent et bien sûr pas de crocs
Contrairement à l'autre animal de l'histoire
Qui priva mon Pépé de son cher calendos.

Maintenant que j'y pense, avoir des dents en bec
Eut ravi mon aïeul qui fit tomber sa proie
Sous le nez du renard qui prit fuite aussi sec
Boulotter le fromage en un discret endroit.

S'il avait eu des chailles l'ancêtre aurait gardé
D'une mâchoire ferme son fromage en ses dents,
Laissant au vieux goupil seulement le fumet
D'un beau Brie de Melun au cœur fin et fondant.

Grand-père de cette farce dont il fut le dindon
N'y fut jamais repris et devint fort méfiant.
De la triste aventure il retint la leçon
Et instruisit du fait enfants, petits-enfants.

Depuis nous ignorons d'écouter le renard
Et ne lui parlons plus avant d'avoir dîné,
Terminé le repas et fumé un cigare.
Et quand vient le fromage tous rigolent du pelé

Qui depuis l'aventure fut bien embarrassé
De chercher sa pitance ailleurs que chez les Crow
À tenter d'attraper dans un coin de verger
Quelques raisins vermeils mais juchés bien trop haut ;

«Ils sont trop verts pour moi, et bons pour des goujats»
Aurait-il marmonné faisant le dégoûté.
C'est bien là du rouquin de jouer fier-à-bras,
Mais s'il savait voler plutôt que nous voler

Nous aurions partagé ces jolis fruits dorés
Qui régalent nos becs aussi bien qu'un fromage.
Goupil est bien puni. S'il avait demandé
Poliment à Papy de faire un peu partage

Du claquos espéré plutôt qu'avoir conquis
Par ruse maléfique le bien de mon grand-père,
Nous aurions pu depuis boire le coup entre amis,
Ripailler tous ensemble entre joyeux compères.

Mais Renard est ainsi, il vit de fourberie,
Viendra dans ta gamelle se servir sans regrets
Mais ne partagera belle assiette garnie.
...Bien des humains aussi ont ce triste reflet.

Alex Crow.

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Parodie. Qu'Edmond Rostand me pardonne (ainsi que Jamel Debbouze 😊)

22 Septembre 2025

Tirade de Jamel Debbouze de Bergerac

....
Ah ! non ! c'est un peu court, kaïra !
On pouvait dire... nom d'un oinj' mal roulé !... bien des trucs plus drôles.
En variant le ton,-par exemple, tiens, prends ça dans ton nez :

Agressif :
Moi, Monsieur, si j'avais un tel bras,
Il faudrait sur-le-champ qu'on me le tranche à ras !

Étonné :
Ce qui pend au côté de votre corps chétif
Membre si peu musclé, serait-ce votre pif ?

Ironique :
En piscine vous devez avoir bien le trac !
En tentant de nager, cela doit faire flic-flac !

Descriptif :
C'est un pieu ! . .. un piquet ! . . . Une branche !
Que dis-je, une branche ?. .. D'un tronc c'est une tranche !

Curieux :
De quoi sert ce membre ridicule ?
Est-ce pour mieux vous caler quand vous coincez la bulle ?

Malicieux :
Est-ce pour ne point saluer les gens moches
Que vous fîtes sceller ce bras en votre poche ?

Truculent :
Ça, Monsieur, quand vous jouez aux boules
Ce balancier de droite s'il n'est pas dans sa fouille
Ne risquerait-il pas d'vous éclater les couilles ?

Médical :
Au bout de ce manchon pathétique ma foi
Qui orne votre flanc y a-t'il bien cinq doigts ?

Tendre :
Faites-lui arranger petite camisole
Pour que si vous chutiez du choc elle l'isole !

Pédant :
L'animal seul, Monsieur, que Nicolas Hulot
Désigne sous le nom d'Héléphantocamélidé
Dut avoir au côté de l'épaule pareille difformité !

Cavalier :
Quoi, I'ami, ce membre est à la mode ?
Pour enfiler sa veste, c'est pourtant malcommode !

Emphatique :
Aucun des vents connus ne pourrait cette main
Arracher de sa poche hormis souffle Divin !

Dramatique :
Si on l'arrache est-ce que ça saigne !

Admiratif :
Ne le tendre en avant, ignorer la quenelle,
La fonction est si belle !

Lyrique :
Est-ce une trompe, êtes-vous un éléphant ?

Naïf :
Ce bras comme ornement,
Est-il toujours pendant ?

Respectueux :
Monsieur, je lève mon chapeau
C'est là ce qui s'appelle le mât d'un beau drapeau !

Campagnard:
Hé, vain gu ! C'est-y un bras ? Meu nan !
C'est kèk' asperge blanche ou haricot géant !

Militaire :
L'appui sur le bouton
Point aisé mon Colon !

Pratique :
Voulez-vous le mettre en loterie ?
Assurément, Monsieur, vous recevrez un prix !

Enfin, parodiant Pyrame en un sanglot :
Le voilà donc ce bras qui du corps de Jamel
A détruit l'harmonie! Dans sa manche il se cache, le traître !

- Voilà ce qu'à peu près, crétin, vous m'auriez dit
Si vous aviez un peu de lettres et d'esprit :
Mais d'esprit, ô le plus lamentable des êtres,
Vous n'en eûtes jamais un atome, et de lettres
Vous n'avez que les sept qui forment le mot : bouffon !
Eussiez-vous eu, d'ailleurs, I'invention qu'il faut
Pour pouvoir là, devant ces nobles galeries,
Me servir toutes ces folles plaisanteries,
Que vous n'en eussiez pas articulé le quart
De la moitié du commencement d'une, car
Je me les sers moi-même, avec assez de verve
Mais je ne permets pas qu'un autre me les serve. 

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Lettre à toi, compagnon pauvre pêcheur de mots, mon ami

22 Septembre 2025

À toi bien triste auteur aux écrits sans lecteurs
Aux textes sans grandeur ni même profondeur
Faits de mots sans couleur, ni chaleur, ni odeur,
Phrases sans épaisseur ni grande pesanteur
Je vais dire sois joyeux.

Garde ta bonne humeur, oublie toutes tes peurs
Tu es un créateur même en tant qu'amateur.
Certains sont des Seigneurs, des écrivains majeurs
Tu n'es qu'un voyageur qui vient en visiteur
Mais tu n'es pas moins qu'eux.

S'ils se voient gouverneurs ou bien même empereurs
Se veulent professeurs se sentant supérieurs
Toi petit conducteur, du train pauvre chauffeur,
Écrivain sans ampleur, mon frère petit joueur
Ne baisse pas les yeux.

Retourne à ton labeur, travaille avec ardeur
À devenir meilleur, prendre de la hauteur
Ne soit plus spectateur, approche la lueur
Des lointains enchanteurs où tu auras ton heure,
Si tu veux tu le peux.

Même dans la douleur travaille avec rigueur,
Oublie toute pudeur et sort de ta torpeur,
À ton front la sueur apportera fraîcheur.
Le temps est bon pasteur, tu sortiras vainqueur
Et tu seras heureux.

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Une main posée sur les pôles

22 Septembre 2025

Pour réaliser une expérience et en relation avec le réchauffement/changement climatique qui modifie le climat au pôle nord, celui-ci se réchauffant, des pseudo-scientifiques écologistes ont voulu déplacer un ours blanc vers le pôle sud. L'expérience a été rapidement  suspendue puis annulée car, faute de trouver sa nourriture habituelle, l'ours dépérissait.
Il fut donc rapatrié d'urgence sur sa banquise d'origine.
Malheureusement depuis son retour l'ours à développé un trouble particulier, une psychose maniaco dépressive qui nécessite des soins, il est devenu 'bipolaire' !
 

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Cris d'oiseaux

22 Septembre 2025

Les canards cancanent, les hérons glottorent, les poules d’eau coucassent et leurs cousines les foulques éternuent, les moineaux chuchètent tandis que les mésanges zinzinulent et que les hirondelles gazouillent. 
Mais qu'ouï-je incidemment ? Caleçon est-ce donc là qui parvient à mon oreille exercée venant de sous les eaux de la mer salée ?! Ne volatile pas que le mérou bignole* !! C'est un drôle d'oiseau faut dire et son cri souvent part en couille.

(*) parfois mérou pète aussi, mais c'est une autre histoire...
 

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C'est clair

22 Septembre 2025

- qu'est-ce que tu vas faire cet après-midi ?
- je vais déjà aller m'acheter des lunettes..
- bien, et après ?
- après ? je verrai bien...
 

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